» Valencia entre la flamme, la lune et l’eau
Par Roselyne Chevalier
La huerta de Valence ou comment passer de la montagne à la mer ; du Moyen Âge au IIIe millénaire ou comment passer d’une rive à l’autre du temps ; du sacré à la cocasserie ou comment les Valenciens vivent la dévotion religieuse.
Si nous collons un coquillage à notre
oreille, nous entendons la mer paraît-il. Si l’on
évoque la Méditerranée, ce sont les plages
de sable fin sous un chaud soleil d’été
qui nous reviennent en mémoire, ainsi que les villes
connues jalonnant cette côte comme Barcelone, Valence,
Alicante et Carthagène, jusqu’à celles
de l’Andalousie.
Mais pour l’heure, posons nos bagages à Valence,
Valence la lumineuse (sa lumière si bien rendue dans
les tableaux d’un Joaquín Sorolla), Valence la
joyeuse (musique échappée à longueur
de temps de ses pubs, fanfares et autres orchestres en plein
air), Valence la nonchalante (sa douceur de vivre avec une
température moyenne annuelle de près de 19°C),
Valence enfin capable de surgir des entrailles de la mer,
tel un monstre marin.
En effet la troisième ville espagnole a fait des pas
de géant au cours de ces quinze dernières années,
avec la restauration complète de sa vieille ville,
la naissance de sa remarquable Cité des arts et des
sciences, le réaménagement complet de sa zone
portuaire pour accueillir la 32e édition de la Coupe
de l’America et bien d’autres projets d’urbanisme
dans ses cartons ! Ainsi, Valence a su trouver l’équilibre
entre le charme d’une ville intime, secrète et
tranquille et ce saut dans le futur. En route pour la vieille
ville, où des siècles d’histoire et d’anecdotes
à l’humour tout valencien nous attendent, avant
de faire un grand bond dans l’architecture futuriste
de la Cité des arts et des sciences.